Elisabeth Rétiffe
Nous sommes cinq autour de la table, donnons-nous pour l’occasion les noms de « pétroleuses » de la Commune de Paris de 1871, Lucie, Joséphine, Marie, Eulalie, Elisabeth ; je tiens le micro. Elles ont entre 40 et 50 ans, ont participé activement depuis vingt ou trente ans au mouvement squat et autogéré de notre ville de province. Deux d’entre elles ont un « look punk », piercings et tatouages, les deux autres peuvent passer inaperçues dans le monde tel qu’il est. Elles me feraient presque regretter de ne pas avoir eu de filles – mais elles m’ont offert ce soir le cadeau de raconter leur longue histoire d’amitié et d’engagement militant.
Dans la ville où nous vivons, il y a depuis trente ans des maisons occupées et le Lieu autogéré, où se donnent les concerts, où se mènent les débats, où la Cantine offre des repas hebdomadaires et un marché gratuit. Le Lieu sert aussi, bon an mal an, de coordination entre les occupations, les projets, les manifs, la solidarité ; on y trouve parfois un infokiosque ou deux, des rencontres régionales, des groupes féministes.
Cette histoire-ci peut commencer par la musique, les concerts punk, les crêtes fluo ; mais les textes des chansons posent des questions, tout comme le mode de vie. Dans le lointain pays de Joséphine, ses potes consomment des substances à qui mieux mieux, oublient le sens de leur musique qu’elle voudrait approfondir, mieux connaître. Ici, sur la place de l’Hôtel-de-Ville, les punks vident des canettes, causent à leurs chiens et réagissent blasés aux ouvertures de Marie, qui cherche d’autres rapports personnels et politiques.
L’histoire peut aussi commencer par des engagements associatifs, ceux de Lucie et d’Eulalie, soutien aux réfugiés, luttes contre les injustices. Et dans ces milieux souvent bien pensants, la rencontre avec des personnes qui vivent autrement, qui s’habillent bizarrement, qui fonctionnent de manière horizontale déclenche un processus qui ne se termine jamais.
– À 14-15 ans, j’ai commencé à fréquenter les concerts punks, j’ai joué dans un groupe, adopté le look. Mais ça m’a amenée à réfléchir sur le monde, la politique, le féminisme. Il y a de tout chez les punks, moi je me suis sentie de plus en plus militante, féministe-queer, ça va ensemble. Nous avons fait des tournées de concerts dans des squats un peu partout en Europe, pour finalement trouver mon milieu ici, des personnes qui partagent les mêmes valeurs, et j’ai choisi d’y vivre. On y lie musique et politique. Même si c’est pas toujours facile comme féministe. C’est vraiment la musique qui m’a amenée à tout cela.
– Pour moi aussi, ça a commencé par la musique, qui m’a permis de rejeter les codes, de vouloir une autre vie. Le premier squat était une maison où les habitants avaient obtenu un contrat de confiance, où ils étaient autorisés à loger jusqu’à la démolition. Quand ils sont partis, ils nous ont laissés prendre les clefs… Il y a eu une émulation, avec des gens qui connaissaient des gens qui connaissaient des gens. Ce premier lieu a duré trois ou quatre mois, ensuite il y en a eu une série d’autres. Un beau jour je me suis engagée là-dedans, et je n’ai jamais arrêté. La construction se fait petit à petit, j’ai grandi avec tout ça, les luttes.
Très vite sont venus des gens d’autres villes, d’autres régions, qui restaient là deux jours ou deux mois. Pendant une dizaine d’années (même avant internet !), entre les concerts et les maisons occupées a existé tout un circuit, d’ici et d’ailleurs : on se tient au courant, on se rend visite, on échange, on choisit les lieux qui vous ressemblent. Jusqu’à trouver le bon endroit, la « famille » – c’est là que je dois être, là que je dois vivre. Nous avons grandi là-dedans toutes ensemble, nous nous sommes créé·es. Cette émulation a continué et existe encore aujourd’hui, les contacts et les amitiés avec les autres pays, villes, projets, luttes sont encore bien vivants pour certains d’entre eux.
Quels groupes nous écoutions ? Des américains, comme Dead Kennedys ou Bad Religion, des anglais comme Crass et Conflict. Mais aussi des groupes plus proches de nous, en français Bérurier Noir, Parabellum, Ludwig von 88, Les Binamés et Les Brochettes, No means No au Canada. Et puis tous les groupes DIY de par ici, ceux qui tournaient et passaient chez nous ou qu’on découvrait ailleurs, ainsi que ceux auxquels on a participé et ceux de nos ami·es.
Notre petite ville est tranquille, par rapport à celles des provinces voisines, c’est un bled. La consommation de substances est relativement contrôlée parmi nous, sans jugement ; on pratique la protection des personnes et le respect de leurs modes de vie. On a des choses à faire avec les personnes qui consomment, on ne va pas les mettre à part. Mais il y a aussi les sans-abri, les sans-statut, les réfugié·es non reconnu·es : c’est pour elles et eux qu’on a créé le lieu d’accueil nocturne de la Villa, gérée entre autres par des personnes habitant en squat, mais qui réunissait aussi d’autres personnes issues de milieux plus « légalistes ». Cette co-construction a permis à l’époque une certaine légitimité auprès des subventionneurs mais s’est avérée ensuite compliquée dans l’engagement politique militant de la structure, fonctionnement, engagement, salaire, disponibilité, position dans le réseau de la précarité, subventions, etc. Il y a eu des rebondissements face auxquels il a fallu s’armer et tenir, qui nous ont fait grandir dans cette voie militante. Mais on a toujours tenu (en tous cas moi) à la mixité des personnes engagées dans le projet pour se permettre, entre autre d’avoir une vision plus large, complète, plus objective.
Le patriarcat n’a pas de frontière. Toutes les femmes le subissent d’une façon ou d’une autre. Ceci tant dans les pays occidentaux que dans les autres parties du monde. Des femmes se battent depuis des décennies et se confrontent systématiquement à la reproduction des inégalités et l’invention de nouveaux discours les justifiant.
Actuellement, le sexisme des « autres » cultures est mis en évidence, comme une spécificité culturelle. Un tel discours sous-entend que l’égalité serait atteinte ici grâce aux diverses politiques et législations en « faveur » des femmes. Il nie et légitime les dominations masculines existantes en occident aujourd’hui encore. Et de façon délibérée, alimente la xénophobie et le racisme, justifiant l’ostracisme, et l’expulsion des migrants. […]
La stigmatisation des personnes étrangères passe sous silence toutes les dominations en place dans les sociétés occidentales, en faisant des femmes migrantes les otages d’un discours hypocrite.
Des révolutions féministes restent à faire.
En tant que femmes, féministes, lesbiennes, nous sommes nous aussi « non intégrées » et ne désirons pas l’être quand être intégrée veut dire se soumettre aux normes d’une société hétéro-patriarcale, capitaliste et raciste.
Nous rejetons l’instrumentalisation des femmes, du féminisme faite par les États et les médias, pour opprimer les peuples non occidentaux, contraints à émigrer. À ce discours qui divise les femmes entre elles et qui hiérarchise leurs luttes, nous opposons une solidarité anti-frontière et anti-patriarcale.
Collectif féministe contre le racisme (2007)
– Je suis venue habiter au Tram, après avoir fini mes études ; pas du tout par la musique, mais par des personnes que j’ai rencontrées. J’avais auparavant milité dans le milieu associatif. Par mon travail à la Villa, j’ai découvert une autre manière de fonctionner, horizontale. Ça répondait à deux choses : le besoin d’habiter autrement, et des réponses à des questions que je me posais ; j’ai trouvé alors des modes de vie différents, militants, extravagants parfois. L’extravagance est libératrice ! Je ne me sentais plus à l’étroit.
En même temps le milieu a un regard hypercritique sur ce qui se passe, on discute de tout, on creuse ensemble les questions. On a accès à quantité d’informations, un réseau de contacts, à la compréhension, finalement.
– Il nous a fallu apprendre à chercher ces informations, à les transmettre et à les diffuser dans les maisons, dans les groupes ; il nous a fallu apprendre à faire un journal, des affiches, de la sérigraphie…
Nous voulons ce lieu parce qu’il est nécessaire de se battre encore contre toutes les attaques du patriarcat qui se manifestent quotidiennement, pas forcément de manière flagrante, dans tous les domaines de la vie.
Nous voulons que ce lieu soit un lieu de résistance contre toutes les formes d’oppression et de domination des femmes, qui sont les cibles privilégiées des violences et des discriminations sociales, économiques, politiques, physiques, sexuelles ou psychologiques. Il n’est entre autres pas toujours agréable pour les femmes de se promener seules le soir, ni acceptable d’être moins salariées que les hommes pour un travail identique, ni de voir en permanence des représentations sexistes de femmes via la publicité, ni réjouissant de connaître le pourcentage des femmes battues, humiliées ou violées. En tant que femmes, nous partageons l’expérience de ces oppressions et, du fait de cette expérience commune, nous pensons nécessaire d’avoir un espace de réflexion et de lutte qui puisse être non mixte et permette ainsi une élaboration autonome de nos pensées et actions.
Le féminisme est ainsi venu dans une deuxième phase. Joséphine a apporté toute une expérience d’Amérique du Nord, des fanzines, les écrits de bell hooks, d’Audre Lorde, etc. Ça a été une chance absolue de s’y plonger toutes jeunes. Parfois un groupe de femmes se demande comment accueillir les lesbiennes, « ces personnes-là » : mais nous sommes déjà là, parmi vous !
La domination masculine a quand même existé, ainsi que des violences, surtout dans un premier temps au Tram. On ne s’en rendait pas forcément compte avant de s’investir dans les groupes non mixtes, mais c’était problématique. On y a réfléchi, émis des critiques, travaillé sur la question. Aucune possibilité de retourner en arrière ! Dans les maisons, on peut se retrouver entre femmes.
– Je suis tellement contente d’avoir construit mon féminisme avec toutes les autres, d’avoir côtoyé des féministes depuis si longtemps ! Ça a été une chance absolue.
Aujourd’hui on parle beaucoup plus de moments ou de lieux en non-mixité, en mixité choisie ; pour nous, ç’a été très difficile à faire accepter et nous l’avons vécu (il me semble) comme une lutte et un formidable espace de libération. Nous la pratiquions, par nécessité, sans en faire une identité d’ailleurs, qu’on vive avec un homme, qu’on se sente queer… Ce n’était pas acquis de se définir comme ceci ou comme cela ; c’est plus simple entre femmes. Mais la plupart des espaces et des luttes d’hier et d’aujourd’hui sont partagés, il y a de la place pour touxtes..
– Après coup, je peux dire qu’avec les personnes qu’on a rencontrées, si différentes les unes des autres, on s’est réparé·es, on a soigné nos blessures. Devenir militant·e, autonome, c’est mieux qu’une thérapie !
– Ce qui n’évite pas de suivre une thérapie !
– Il n’y en a pas beaucoup qui ont fait les deux… C’est comme si on avait politisé nos souffrances, les injustices.
Nous sommes un groupe de personnes femmes, trans* et genderqueer, liéEs à différentes scènes alternatives anarchistes.
Nos divers vécus féminins et féministes posent le constat d’une difficulté d’amener le débat autour des violences sexistes dans nos milieux. Que la violence soit conjugale, sexuelle, verbale, physique, lesbophobe ou transphobe, il s’agit d’une réalité, d’un problème fondamental et bien souvent d’un tabou dans les milieux politisés revendiquant haut et fort l’anticapitalisme, l’antiracisme et l’antisexisme.
On sait qu’on ne vit pas en autarcie « dans nos milieux ». Ceux-ci sont touchés par l’extérieur, par la société en général et ne sont pas imperméables face à la violence sexiste qui existe à large échelle dans notre société patriarcale. Néanmoins, il s’avère souvent difficile de réfléchir ensemble sur ce sujet. De ce fait, encore plus difficile de créer des pistes d’actions collectives. La problématique de la violence touche notre intimité, nos amours, nos amitiés, nos relations en général. Elle touche la manière dont on s’est construit·es, notre manière de résoudre nos conflits et la gestion de nos émotions.
C’est une démarche d’autonomie, par laquelle nous souhaitons exprimer, partager, légitimer et visibiliser nos vécus de violences en tant que sujets féminins. Et ceci n’est qu’une première étape…
C’est à partir de ces constats, partagés principalement en non-mixité, qu’on a décidé d’ouvrir des espaces de discussion et de réflexion sur ce sujet. Notre démarche est ensuite de rendre visible cette problématique pour y réfléchir ensemble en mixité (et pousser nos coups de gueule !).
Les femmes qui désirent nous envoyer une contribution peuvent le faire de façon totalement anonyme, en évitant de la signer et en modifiant des détails qui pourraient permettre de reconnaître la situation et les personnes concernées. Tous les moyens d’expression sont les bienvenus ! Qu’il s’agisse de textes, de photos, de peintures, de musiques et même de perfos.
Exprimons-nous et partageons afin de briser ensemble le silence !
La furie collective
Profane Existence n°28, Minneapolis, 1996.
Lucie parle de l’importance de faire son habitat, en s’appropriant les maisons. C’est une mise à l’épreuve, les rôles, les outils, les réparations nécessaires. Dur apprentissage, aussi dans les relations entre hommes et femmes. Il y en a eu, des histoires ! Mais grâce à tous les échanges on sait désormais faire quantité de choses, et aussi mieux gérer les relations, sans devoir demander à des personnes plus compétentes, à des professionnel·les. Ensuite, comment transmettre ?
— On « fait » aussi à d’autres moments, la sono des concerts, les bouffes pop, etc. C’est difficile quand un groupe demande qui fait la sono, alors que c’est moi qui y suis… Ou quand des femmes tiennent le bar : il y a toujours un mec qui veut absolument changer la tireuse à bière sous prétexte qu’on n’a pas la force de s’en charger. Mais avec le faire, on n’a pas subi, on s’est affirmées. On a toujours amené des questions, des compétences.
L’important, pour Marie, ça a été cette évolution ensemble, au fur et à mesure. Elle était familière avec pas mal d’outils dans sa famille, elle n’a pas été empêchée de comprendre comment ils marchent, mais elle a aussi appris et transmis.
– Ça me plaisait tellement de savoir faire, de savoir quelque chose de nouveau…
– Au delà du faire, il y a aussi toute une manière de réfléchir, de trouver des solutions ensemble, de partir de nos propres expériences au lieu de convoquer des personnes qui savent mieux. C’est ultra-passionnant de chercher ensemble. Porter tout cela sans la parole des gars, c’est hyper important. Ce n’est pas seulement dans le faire qu’ils prennent de la place, c’est aussi lors des prises de décision, des prises de parole. On a entamé une réflexion sur le volume de parole – et tout cela, je continue de le pratiquer dans ma vie, quelles que soient les configurations dans lesquelles je me trouve. Avoir l’espace pour penser ensemble, sans être tout le temps assommées par le volume de la parole des autres.
– Et on peut même dire des conneries – même entre copines ! Affirmer notre droit à la parole, haut et fort. Est-ce que ça peut créer des conflits dans un groupe de femmes, quand certaines parlent plus ? Faut-il s’excuser ? Cette question est très présente dans les textes féministes actuels ; auparavant, on se culpabilisait, on passait sa vie à s’excuser de prendre la parole. J’ai appris à parler, aussi à écouter, dans des groupes masculins ; j’ai une grande gueule maintenant, peut-être, mais je n’ai pas envie de m’excuser.
– En plus du militantisme, il y a l’affection qui nous lie, la confiance les unes dans les autres, ça a joué un rôle très fort. Ces amitiés sont liées aux luttes, proviennent de la vie quotidienne partagée. Ça nous a aussi appris à mieux vivre en collectif.
Aujourd’hui, ce ne sont peut-être pas les mêmes luttes qui sont nécessaires pour prendre sa place.
– Ma fille m’appelle « ma vieille maman », et je me pose d’autant plus la question de l’apparence, des injonctions – quelle violence il y avait là ! Je n’en pouvais plus – mais jamais je n’aurais vraiment réalisé s’il n’y avait pas eu « ça ». Nous avons été élevées pour être désirables, mais pas pour avoir des désirs pour les punks du milieu, pour des femmes. Les barèmes ont changé, nous avons vécu une double émancipation. Même si nous continuons d’entendre « tu pourrais être plus féminine », nous avons dépassé ensemble ces critères.
Comment ne s’apperçoivent-elles pas que si on les traite en reines au zénith de leur beauté, ce n’est que pour les tromper par un respect futile, jusqu’à ce qu’on les ait amenées à l’abnégation de leurs droits naturels ? Alors, renfermées dans des cages comme l’espèce emplumée, il ne leur reste qu’à s’y pavaner avec leur majesté dérisoire : il est vrai qu’elles sont pourvues de nourriture et de vêtement sans se donner aucune peine ; mais elles les reçoivent en échange de la santé, de la liberté, de la vertu.
Mary Wollstonecraft, Défense des droits des femmes, Paris et Lyon, 1792
– La solidarité entre les générations est précieuse, nous nous sommes senties soutenues par des anciennes du MLF notamment. Mais aussi avec les plus jeunes : rentrant très tard un soir, je me suis vue spontanément accompagner par deux jeunes femmes, sans besoin de m’armer contre la nuit, je n’imaginais pas combien ce serait rassurant.
– Et comme on s’est marrées ! Pas seulement lors des nombreuses fêtes, mais aussi dans des manifs, même lors d’évacuations brutales, quand on entendait des copines chanter ou dire des conneries dans la pièce d’à côté ! Que ce soit dans des groupes mixtes ou non mixtes. On n’est pas dans une doctrine, on ne sépare pas les moments de fête et les moments de lutte.
La solidarité s’exprimait tous les jours. Après une interruption de grossesse, j’étais très jeune, quand je suis rentrée à la maison (un squat tout pourri), on m’avait fait un lit frais avec des draps propres, même installé une télévision pour que je puisse regarder un film ! Le calme régnait, les ami·es étaient là. Je m’en souviendrai toute ma vie.
Tout cela m’a permis de canaliser ma rage, de savoir pour quelle raison je voulais casser. Je n’aime pas casser sans raison, pas même les assiettes.
Au cours de cette conversation, je n’ai pas indiqué les (rires) qu’on met trop souvent entre parenthèses, ni les émotions qui montent à la gorge ou les approbations chorales, ni le bruit des pistaches décortiquées sous le micro. Vous y mettrez les couleurs de l’amitié, la joie des expériences, la fraîcheur d’un jardin sous la pluie.
– J’ai peur d’avoir attrapé le spunk. J’ai des démangeaisons partout. Mes yeux se ferment totalement quand je m’endors. Parfois j’ai le hoquet. […] Je dois avoir attrapé le spunk. Oh, encore une chose, est-ce que c’est contagieux ?
Fifi Brindacier, telle que citée par Christine Aventin, Féminispunk, Zones, 2021.
Propos recueillis par Elisabeth Rétiffe
Fragments contre-culturels Les anarchismes punk de Class War et CrimethInc.